La Grande Gourmandise

Comment bien choisir son poisson ?

Comment bien choisir son poisson ?

Comment bien choisir son poisson ? Le poisson c'est bon et c'est sain. Depuis longtemps, vous lisez qu'il faut en manger régulièrement. Vous lisez également qu'il est très contaminé et que mieux vaut s'en méfier. Sans compter les poissons d'élevage, pointés du doigt à la moindre occasion. On fait le point pour vous aider à y voir plus clair. Le poisson a beaucoup de vertus nutritionnelles et en consommer est très bon pour la santé. Zinc, Oméga 3... les avantages sont nombreux, mais le poisson ne peut pas être consommé n'importe comment. Il faut savoir lequel convient à chacun de nous, et quand et comment le déguster. ► Les poissons gras et les autres
 Sur le plan nutritionnel, tous les poissons ne se valent pas. En effet, ils n'apportent pas tous les mêmes nutriments en fonction de leur espèce. Deux grandes catégories se détachent. Les poissons gras ⇒ C'est ceux qui contiennent le plus d'oméga 3. Ainsi, le saumon, la sardine, le maquereau, le hareng et la truite fumée présente un taux de 3 pour 100 grammes. Le rouget, l'anchois, le bar, la dorade ou encore le turbot en contiennent eux 1,4 pour 100 grammes. Les poissons maigres ⇒ Ils ne présentent que 0,3 gramme d'Oméga 3 aux 100 grammes. Toutefois, le thon en conserve, le colin, le cabillaud, le merlan, ou la Sole présentent quand même des qualités nutritionnelles indéniables. Zinc, phosphore, fluor mais également vitamine A, D et E sont présentes dans tous les poissons. D'où l'intérêt de varier les espèces que vous consommez. ► La pollution au mercure Le poisson serait l'aliment idéal s'il ne présentait pas un fort taux de pollution au mercure. En effet, ce métal rejeté dans l'environnement par l'activité de l'homme (exploitation minière, métallurgie, combustion des déchets etc...) peut se retrouver à très fortes doses dans les organismes aquatiques. Or cette substance a des incidences sur les fonctions cognitives des bébés in utero et sur celles des enfants en bas âges. Il est donc recommandé à certaines catégories de la population d'être particulièrement vigilantes sur leur consommation de poisson. A noter que, là encore, tous les poissons ne sont pas égaux devant la pollution au mercure. Ainsi les poissons en haut de la chaine alimentaire sont plus exposés car ils ont tendance à être également contaminés par les proies dont ils se nourrissent. Les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de 30 mois ne devraient pas consommer excessivement de poissons potentiellement très contaminés. En dehors de ces deux cas bien précis, n'allez surtout pas vous priver de poisson. Il faut en consommer une ou deux fois par semaine et varier les espèces afin de bénéficier du plus grand nombre de bienfaits nutritionnels. Vérifiez les doses conseillées sur le site de Santé Canada. ► Pêche durable, poisson d'élevage et période de pêche
 Les poissons, tout le monde ne le sait pas mais c'est comme les fruits et légumes. Si vous savez qu'on ne mange pas de fraises au mois de décembre et bien sachez que consommer des coquilles Saint-Jacques au mois de juin revient exactement au même. Connaître cette temporalité permet de respecter les cycles de reproduction des différentes espèces et donc de garantir leur survie à long terme. Du même coup, cela revient à encourager une pratique de pêche raisonnée et durable. Autre chose, surveillez la provenance de vos poissons. Ainsi, consommer des crevettes bio de Madagascar n'est peut-être pas le geste le plus écolo qui soit. Imaginez l'empreinte carbone du trajet entre votre assiette et le lieu de production ! Tout sur les bienfaits du poisson sur le site du ministère de la Santé du Québec. Enfin, préférez les poissons pêchés en pleine mer à ceux d'élevage. En effet, jusqu'à il y a peu de temps ces derniers étaient nourris avec des farines de poisson. L'Union européenne, soucieuse de préserver les ressources de la mer a donc autorisé qu'une partie de leur alimentation soit constituée de farines animales, les mêmes qui avaient été interdites lors de la crise dite de la vache folle en 1997 ! Alors, oui, les poissons pêchés en pleine mer sont plus chers mais certaines espèces sont très bonnes et pour la santé et pour le porte-monnaie : misez sur le maquereau ou encore la sardine par exemple et vous aurez tout bon ! Avec Metronews Photo : SIPA
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